La statuaire impériale, de la gare Saint-Charles à la Canebière
Le paysage urbain de Marseille est marqué par les traces de son passé impérial, à l’image des statues situées au bas des escaliers de la gare Saint-Charles. Ces statues allégorisent les colonies d’Asie et d’Afrique selon des stéréotypes raciaux et sexistes. Puisant à divers répertoires visuels, elles reflètent une certaine représentation des populations colonisées, ainsi que la hiérarchie coloniale française instaurée entre ces diverses populations. Ces figures féminines, sexualisées et érotisées, participent d’une propagande visuelle coloniale, que l’on retrouve dans d’autres monuments marseillais, comme les caryatides de l’Hôtel du Louvre et de la Paix. Aujourd’hui contestés en raison de leur forte dimension idéologique, ces héritages architecturaux sont régulièrement l’objet d’actions militantes.
Auteurs et autrices
-
DUSSERRE Aurélia
Historienne, IREMAM
Bibliographie
(2023). “L’escalier de la gare Saint-Charles, ou Marseille « porte de l’Orient »”, in Singaravélou Pierre (édité par), Colonisations. Notre histoire, Seuil, Paris, RIS, BibTeX.
(2006). Désirs d’ailleurs : les expositions coloniales de Marseille 1906 et 1922, Alors hors du temps, Marseille, RIS, BibTeX.
(2000). “Le genre des colonies. Sur les escaliers de la gare Saint-Charles”, Clio, histoire, femmes et sociétés, p. 188-191, doi: https://doi.org/10.4000/clio.1537, RIS, BibTeX.
(1984). “Deux chantiers de sculpture monumentale à Marseille en 1925 : l’escalier de la gare Saint-Charles, le Palais de l’automobile”, Marseille, p. 22-31, RIS, BibTeX.
Pour citer
(2025). “La statuaire impériale, de la gare Saint-Charles à la Canebière”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/la-statuaire-imperiale-de-la-gare-saint-charles-a-la-ca), page consultée le 17 février 2025, RIS, BibTeX.