Braséro d’Asie

Parmi les objets ethnographiques du musée colonial, on trouve plusieurs éléments en terre cuite dont des braseros. Mesurant environ 35cm de diamètre et 20cm de haut, le plus grand des braseros possède une large ouverture sur un côté. Réalisé en terre cuite, il est aussi ornementé de différents motifs et porte les traces de colorations.

Ustensile, 1er quart 20e siècle, Faculté des Sciences - Université d’Aix-Marseille, Faculté des Sciences - Université d’Aix-Marseille, Ancien musée colonial de Marseille

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Collecte

Si un des principaux objectifs du Musée colonial était de recenser et de présenter méthodiquement les richesses naturelles - la biodiversité - des colonies, ce dernier s’est rapidement enrichi de toutes sortes de collections. Il convient donc de distinguer ce qui correspond au projet scientifique initial de ce qui relève des aventures individuelles des donateurs qui, à côté du souci de participer à la collecte des ressources présentes au sein des colonies, ont découvert et apprécié différentes facettes des civilisations des peuples de l’Empire français, au point de se les approprier. Ainsi, le Musée colonial est rapidement devenu le dépositaire de nombreuses collections et notamment de collections ethnographiques. Parmi celles-ci, si les arts, la musique, les religions ou les armes étaient représentés, les collections ethnographiques du musée montrent aussi l’existence d’intérêts scientifiques et techniques autour des processus de transformation des produits bruts en produits commercialisables. Ceci se manifestait au sein du Musée par la présence de maquettes de machine, ou encore de matériel agricole. Enfin, le Musée colonial rassemblait de très nombreux objets de la vie quotidienne qui constituaient l’essentiel des collections ethnographiques.

Étude

Parmi les objets ethnographiques du Musée colonial, on trouve plusieurs éléments en terre cuite dont des braseros. Mesurant environ 35cm de diamètre et 20cm de haut, le plus grand des braseros possède une large ouverture sur un côté. Réalisé en terre cuite, il est aussi ornementé de différents motifs et porte les traces de colorations.

Exposition

Comme pour de nombreux éléments figurant au Musée colonial, on ne connaît pas le contexte exact de collecte de cet objet. Cependant le Musée colonial possède une pièce qui semble incomplète mais très proche de celle présentée ici : « un fourneau en terre chinois » provenant du Kouang-Tchéou-Wan (territoire de Chine cédé à la France en 1898 et rétrocédé à la Chine en 1945) présenté à l’exposition coloniale de 1906. Des éléments similaires ont aussi été donné par Heckel au Musée de Gap qui détient aussi deux braséros incomplets mais identiques en termes de forme et d’éléments décoratifs. A Gap, ces braseros sont indiqués comme provenant de la Cochinchine et sont accompagnés de nombreux autres artefacts donnés par Heckel comme un panier à fruits, des chapeaux en fibres végétales ou des maquettes de matériel agricole. Dans la présentation des collections asiatiques du Musée colonial de Marseille, lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris, Heckel note que ce dernier est redevable au colonel Pelletier de très nombreux objets, provenant du pays de Muong comme des poteries, des vases, des étoffes, des vêtements ou des instruments de musique. Il se pourrait donc que nos exemplaires proviennent de ce donateur.

Auteurs et autrices

Pour citer

VILA Bruno (2024). “Braséro d’Asie”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/brasero-d-asie), page consultée le 30 novembre 2024, RIS, BibTeX.