Le monument des Mobiles, une polyphonie mémorielle

Ou comment différentes mémoires s’approprient un monument

En haut de la Canebière, le monument des mobiles est bien connu des Marseillais. Son histoire est plus méconnue. À l’origine, il a été construit pour honorer la mémoire des soldats morts lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Dès son installation, le monument est polysémique. Il évoque aussi la colonisation en mentionnant la répression d’une insurrection à Constantine. Ce monument a connu différentes modifications et ajouts au fil des époques et des conflits. À partir des années 60 ont été apposées des plaques à la mémoire de soldats d’origine étrangères. La mémoire des victimes civiles et militaires des guerres de décolonisation est aussi évoquée. En 2014, la mairie appose à proximité du monument une plaque à la mémoire des victimes des massacres de Sétif et de Guelma. L’histoire de ce monument et de son évolution est révélatrice des relations entre la mémoire et l’espace public, de la mise en scène du récit national à l’apparition de contre-récits.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Marseille infos autonomes (2025). “Marseille ville coloniale” (https://mars-infos.org/marseille-ville-coloniale-5355), page consultée le 17 janvier 2025, RIS, BibTeX.

Perchet Cécile (2025). “Monument aux morts de 1870, ou Monument aux mobiles, ou Monument aux enfants des Bouches-du-Rhône – Marseille”, e-monumen.net (https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-aux-morts-de-1870-ou-monume), page consultée le 17 janvier 2025, RIS, BibTeX.

Dalisson Rémi (2013). “Mémoire de guerre et nouvelles pratiques culturelles sous la IIIe République : l’exemple du monument aux morts de 1870 à Marseille”, Cahiers de la Méditerranée, p. 383-399, doi: 10.4000/cdlm.6891, RIS, BibTeX.

Pour citer

SINTÈS Pierre (2025). “Le monument des Mobiles, une polyphonie mémorielle”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/le-monument-des-mobiles-une-polyphonie-memorielle-79), page consultée le 17 février 2025, RIS, BibTeX.