Étui de correspondance en bambou

Cet étui est constitué d’un fragment de tige de bambou. Il utilise les cloisons présentes au sein des tiges au niveau des nœuds pour constituer le fond de l’étui. Il se ferme par l’ajustement d’un autre fragment de bambou, beaucoup plus court, qui s’emboite dans l’extrémité du précédent dont la paroi a été amincie. Sans motifs décoratifs, cette pièce n’a pas été conçue dans l’objectif de plaire mais dans un but fonctionnel. Ceci explique sa simplicité et rend sa datation et l’établissement de son origine complexes. Sa collecte par le colonel Pelletier nous permet tout de même de dater cet objet de la fin du 19ème siècle. Il semble qu’il s’agisse d’un étui utilisé pour le transport de correspondances.
Outillage, 4e quart 19e siècle, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Ancien musée colonial de Marseille
Contexte
Isidore Charles Pelletier était colonel de l’infanterie de marine. Né le 17 juin 1848 à Saintes, il commença son engagement militaire à l’âge de 19 ans à Saint-Cyr. Il est ensuite nommé sous-lieutenant en 1869 dans le corps des chasseurs et rejoint l’infanterie de marine en 1878 en tant que capitaine. Pendant 3 ans, il est affecté au Tonkin, où il occupe aussi des tâches non militaires comme le montre sa participation au « Comité permanent d’étude des questions agricoles, commerciales et industrielles ». Ce séjour et ces fonctions expliquent la collecte de plusieurs échantillons de cannelle, notamment dans les provinces du Tonkin ainsi que des éléments ethnographiques du pays Muong, parcouru en tous sens lors des opérations militaires. À la suite de cette affectation, il est envoyé en tant que commandant en Martinique, puis en Nouvelle-Calédonie. Finalement, il rentre à Marseille où il décède en octobre 1898.
Étude
Cet étui est constitué d’un fragment de tige de bambou. Il utilise les cloisons présentes au sein des tiges au niveau des nœuds pour constituer le fond de l’étui. Il se ferme par l’ajustement d’un autre fragment de bambou, beaucoup plus court, qui s’emboite dans l’extrémité du précédent dont la paroi a été amincie. Sans motifs décoratifs, cette pièce n’a pas été conçue dans l’objectif de plaire mais dans un but fonctionnel. Ceci explique sa simplicité et rend sa datation et l’établissement de son origine complexes. Sa collecte par le colonel Pelletier nous permet tout de même de dater cet objet de la fin du XIXe siècle. Il semble qu’il s’agisse d’un étui utilisé pour le transport de correspondances.
Exposition
Outre l’étui, le colonel Pelletier a rapporté de nombreux échantillons de botanique et objets ethnographiques. La diversité de ces éléments laisse penser qu’ils sont le résultat d’acquisitions personnelles, en fonction de sa curiosité et de ses centres d’intérêt. Dans la notice de 1900 présentant le Musée colonial à l’occasion de l’exposition universelle de Paris, on apprend que ce dernier est redevable au colonel Pelletier des poteries, des vases, des étoffes, des vêtements, des instruments de musique du pays de Muong. Cependant, les objets provenant du colonel Pelletier n’ont pas tous été correctement identifiés ou retrouvés suite à la dispersion d’une partie des collections du musée.
Auteurs et autrices
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VILA Bruno
Écologue, LPED
Pour citer
(2024). “Étui de correspondance en bambou”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/etui-de-correspondance-en-bambou), page consultée le 30 novembre 2024, RIS, BibTeX.