Part d’herbier d’un palmier de Madagascar

Ravenea latisecta Jum. Cette part d’herbier porte le numéro de récolte 12008 de Perrier de la Bâthie et comprend deux étiquettes annotées recto-verso. A gauche partie médiane et sommitale de la feuille, au centre la gaine, à droite l’inflorescence mâle normalement pendante et tout à droite l’inflorescence femelle accompagnée de quelques fruits. Outre des feuilles de grandes tailles, ce palmier se caractérise par sa gaine foliaire, glabre à l’intérieur mais finement ornementée de touffes de poils noirs disposés en lignes sinueuses et obliques à l’extérieur.
Échantillon botanique, 1927, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Herbiers de l'ancien musée colonial de Marseille
Collecte
Cette espèce a été décrite par Jumelle en 1927 à partir d’une récolte réalisée par Perrier de la Bâthie. C’est l’holotype de l’espèce, c’est-à-dire qu’il s’agit de l’échantillon qui a servi à décrire l’espèce. Longtemps connu par sa seule description dans les Annales du musée colonial de Marseille, ce palmier a été « redécouvert » au sein de l’herbier. La diagnose de l’espèce reprend plusieurs observations réalisées sur le terrain par Perrier de la Bâthie et mentionnées sur les étiquettes de l’herbier, notamment la comparaison de l’échantillon avec plusieurs espèces du même genre. Pour les spécialistes actuels des palmiers malgaches, c’est une redécouverte, Ravenea latisecta étant une espèce très rare aujourd’hui seulement connue de quatre « arbres » dans les forêts denses humides de Madagascar. Elle est considérée comme « En danger critique » dans la Liste Rouge de l’UICN.
Deux botanistes pour l’étude d’une flore
Comme avec Jatropha mahafalensis dans la collaboration mise en place avec l’Institut colonial de Marseille, Perrier de la Bâthie récolte, Jumelle étudie le matériel envoyé et, ensemble, ils décrivent les nouvelles espèces. Ainsi, les palmiers de Madagascar étudiés par Jumelle forment un ensemble très complet de plusieurs centaines de parts majoritairement collectées par Perrier de la Bâthie. De nombreux travaux sur les palmiers malgaches, dont leurs descriptions, sont parus dans les Annales du musée colonial de Marseille et en 1945 un volume de la Flore de Madagascar relatif aux palmiers est publié par Perrier de la Bâthie et Jumelle (à titre posthume). En plus des Arecaceae, d’autres familles seront particulièrement étudiées par Jumelle comme les Apocynaceae et les Rubiaceae.
Exposer
Comme le soulignait Heckel lorsqu’il a fondé l’Institut et le Musée colonial, l’objectif est de « faire le bilan des richesses naturelles coloniales connues ou inconnues, de les mettre en évidence dans des collections bien méthodiquement et géographiquement classées [et] de les mieux étudier [afin de leur] permette ensuite de prendre place dans le commerce ou l’industrie de la métropole ». Les colonies doivent être utiles à l’économie de la métropole et contribuer à son enrichissement.
La longue collaboration entre Perrier et Jumelle permet la constitution d’un herbier de référence répondant aux objectifs d’inventaire de la biodiversité et de son utilisation par l’homme.
Plus de 70 récoltes correspondent à des types et un certain nombre ne sont pas représentées dans l’herbier national à Paris où Perrier de la Bâthie a déposé son herbier. La collection de palmiers de Marseille est donc précieuse. En raison de leur caractère unique, ces collections sont à nouveau fortement mobilisées pour des études de systématique.
Cette part d’herbier porte le numéro de récolte 12008 de Perrier de la Bâthie et comprend deux étiquettes annotées recto-verso. À gauche, partie médiane et sommitale de la feuille, au centre, la gaine, à droite, l’inflorescence mâle normalement pendante, et tout à droite l’inflorescence femelle accompagnée de quelques fruits. Outre des feuilles de grandes tailles, ce palmier se caractérise par sa gaine foliaire, glabre à l’intérieur mais finement ornementée de touffes de poils noirs disposés en lignes sinueuses et obliques à l’extérieur.
Auteurs et autrices
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VILA Bruno
Écologue, LPED
Bibliographie
De nombreux travaux sur les palmiers malgaches, dont leurs descriptions, sont parus dans les Annales du musée colonial de Marseille et en 1945 un volume de la Flore de Madagascar relatif aux palmiers est publié par Perrier de la Bâthie et Jumelle (à titre posthume). En plus des Arecaceae, d’autres familles seront particulièrement étudiées par Jumelle comme les Apocynaceae et les Rubiaceae.
Pour citer
(2024). “Part d’herbier d’un palmier de Madagascar”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/part-d-herbier-d-un-palmier-de-madagascar), page consultée le 30 novembre 2024, RIS, BibTeX.