Coco des Seychelles

Une des vitrines du musée colonial, actuellement dédiée aux palmiers, contient à la fois des inflorescences et des spathes, spectaculaires par leur taille, des sections transversales de tiges, des fruits, des graines mais également divers produits issus de la transformation des palmiers. Ces échantillons proviennent de différentes parties du monde : Madagascar, Seychelles, Brésil, Congo, Indochine… L’échantillon présenté ici est la coco-fesses. Mesurant environ 40 cm de diamètre, elle pèse près de 15Kg.

Échantillon botanique, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Ancien musée colonial de Marseille

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Collecte

Au XVIe siècle, les premières cocos découvertes sur les plages des Maldives sont considérées comme provenant de fruits d’arbres mystérieux poussant au fond des mers. Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que le mystère soit résolu et que l’on découvre qu’elles proviennent de cocotiers endémiques des Seychelles, archipel alors inhabité.

Étude

L’échantillon présenté ici est la coco-fesses. Mesurant environ 40 cm de diamètre, elle pèse près de 15Kg. Il s’agit aussi de la plus grosse graine du monde, dont le processus de fructification est très long, durant 6 années. Caractérisée par une forme atypique, pour le moins suggestive, les noix de ce palmier, aussi appelées coco-fesse, ont tout pour attiser l’imagination des hommes. Deux noix sont présentes dans le Musée, sans doute en relation avec un article paru dans les Annales du musée colonial.

Exposition

Une des vitrines de l’ancien Musée colonial, dédiée aux palmiers, contient à la fois des inflorescences et des spathes, spectaculaires par leur taille, des sections transversales de tiges, des fruits, des graines mais également divers produits issus de la transformation des palmiers. Ces échantillons proviennent de différentes parties du monde : Madagascar, Seychelles, Brésil, Congo, Indochine…Les échantillons de palmiers présentés dans l’ancien Musée colonial de Marseille ne proviennent pas d’une seule et même donation : ils ont été collectés à des dates différentes, avec des objectifs différents. Si la majeure partie des échantillons de palmiers provient des anciennes colonies françaises, le Musée possède également des échantillons de pays ne faisant pas partie de l’Empire colonial français. On peut, par exemple, citer Orbignia martiana, un palmier originaire du Brésil. La présence de ces échantillons laisse penser que les dirigeants du Musée colonial souhaitaient, chaque fois que possible, être exhaustifs dans la représentation des plantes utiles au sein de la collection.

Auteurs et autrices

Pour citer

VILA Bruno (2024). “Coco des Seychelles”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/coco-des-seychelles), page consultée le 30 novembre 2024, RIS, BibTeX.