La médecine coloniale à Marseille : l’École du Pharo

Ou comment Marseille est devenue le centre névralgique de la médecine coloniale

Ville portuaire, Marseille dispense déjà des enseignements en médecine tropicale quand elle est choisie pour y établir l’École d’application de santé des troupes coloniales dans le Palais du Pharo en 1905. Il s’agit d’inciter les jeunes médecins à s’engager dans « l’aventure coloniale ». À ces futurs « médecins de brousse » sont dispensés des cours en chirurgie, en épidémiologie tropicale mais aussi en anthropologie dite « raciale ». Une fois formés, ils deviennent ainsi les meilleurs alliés du projet colonial et de la vision occidentale de la médecine. Après les indépendances, la médecine tropicale se perpétue dans le cadre de la coopération. L’École du Pharo ferme définitivement en 2013.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Peirretti-Courtis Delphine (2021). Corps noirs et médecins blancs : la fabrique du préjugé racial, XIXe-XXe siècles, La Découverte, Paris, RIS, BibTeX.

Braesco Camille (2017). Former des médecins pour la brousse : la médecine coloniale à travers l’Ecole du Pharo (1905-1939), Mémoire de master 2, Institut d’études politiques, Paris, RIS, BibTeX.

Lachenal Guillaume (2014). Le médicament qui devait sauver l’Afrique. Un scandale pharmaceutique aux colonies, La Découverte, Paris, RIS, BibTeX.

Bado Jean-Paul (1996). Médecine coloniale et grandes endémies en Afrique 1900-1960, Karthala, Paris, RIS, BibTeX.

Pour citer

PEIRETTI-COURTIS Delphine (2025). “La médecine coloniale à Marseille : l’École du Pharo”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/la-medecine-coloniale-a-marseille-l-ecole-du-pharo?parc), page consultée le 12 février 2025, RIS, BibTeX.