Marseille 1973, tension post-coloniale

Ou comment Marseille a cristallisé la question du racisme dans les années 1970

Après la guerre d’Algérie, Marseille continue d’accueillir des travailleurs qu’on qualifie désormais d’immigrés, venant de Tunisie, d’Algérie et du Maroc. Entre l’été et l’hiver 1973, se produisent une série d’actes racistes suite à un tragique fait divers. Dans les médias, le cosmopolitisme de la ville, sa population immigrée, sont assimilés à des dangers potentiels. Les ratonnades et les crimes racistes se multiplient. Les partisans de l’Algérie française sont en première ligne tandis que des mouvements et des manifestations antiracistes s’organisent. Marseille est perçue alors comme la capitale du racisme en France.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Brahim Rachida (2022). “La race tue deux fois : Une histoire des crimes racistes en france (1970-2000)”, Revue européenne des sciences sociales, 60(1), p. 269-273, doi: 10.4000/ress.7758, RIS, BibTeX.

Gastaut Yvan (2013). “Marseille, 1973 : Une ville sous tension, sur fond de chasse à l’« Arabe »”, in Mourlane Stéphane, Regnard Céline (édité par), Les batailles de Marseille, Presses universitaires de Provence, Aix-en-Provence, p. 49-59, doi: doi.org/10.4000/books.pup.14743, RIS, BibTeX.

Gastaut Yvan (1993). “La flambée raciste de 1973 en France”, Revue européenne des migrations internationales, 9(2), p. 61-75 (https://www.persee.fr/doc/remi_0765-0752_1993_num_9_2_1355), RIS, BibTeX.

Dugrand Alain, Panzani Alex (1976). Les dossiers noirs du racisme dans le midi de la France, Le Seuil, Paris, RIS, BibTeX.

Pour citer

GASTAUT Yvan (2025). “Marseille 1973, tension post-coloniale”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/marseille-1973-tension-post-coloniale?parcours=146), page consultée le 12 février 2025, RIS, BibTeX.