Crâne d’éléphant d’Asie

Crâne d’éléphant d’Asie probablement d’une femelle. L’éléphant d’Asie, Elephas maximus L. 1758, ne doit pas être confondu avec l’éléphant d’Afrique (du genre Loxodonta). Si les deux taxons sont « facilement » différenciables vivants, l’opération est plus délicate à partir du squelette.
Échantillon zoologique, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Faculté des Sciences - Université d'Aix-Marseille, Ancien musée colonial de Marseille
Le Musée colonial de Marseille ne rassemblait pas seulement des échantillons de botanique. Outre des éléments ethnologiques, on pouvait aussi y trouver des collections de zoologie et de géologie. C’est ce qu’illustre le crâne d’éléphant d’Asie.
Contexte
Au cours des XIXe et XXe siècles, les populations d’éléphants ont dramatiquement chuté, aussi bien sur le continent africain qu’en Asie. L’ivoire, produit à forte valeur marchande, fait l’objet d’un commerce de plus en plus soutenu avec l’Europe dès le début du XIXe siècle, particulièrement dans l’Afrique atlantique où elle entre dans la catégorie des produits licites qui doivent se substituer à la traite des êtres humains. Les chasses se multiplient et exercent une forte pression sur les troupeaux. Ainsi, en Afrique, l’espèce compte aujourd’hui environ 415 000 individus contre 3-5 millions au début du XXe siècle et en Asie où il en resterait moins de 50 000 individus à l’état sauvage, il est inscrit sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction de l’UICN. Sans compter le braconnage, la déforestation en lien avec l’extension de l’agriculture et les aménagements ont fragmenté l’habitat des éléphants, diminuant ainsi considérablement leurs chances de survie notamment parce qu’ils rentrent en concurrence avec les hommes lorsqu’ils cherchent à se nourrir.
Étude
Crâne d’éléphant d’Asie probablement d’une femelle. L’éléphant d’Asie, Elephas maximus 1758, ne doit pas être confondu avec l’éléphant d’Afrique (du genre Loxodonta). Si les deux taxons sont « facilement » différenciables vivants, l’opération est plus délicate à partir du squelette.
Exposition
Le Musée colonial avait pour objectif d’inventorier les richesses des colonies en vue de leur utilisation dans le commerce et l’industrie. Il visait aussi à faire découvrir auprès de tous ces mêmes richesses aussi bien naturalistes qu’économiques. Au-delà de leurs vertus pédagogiques, les grandes pièces de géologie et de zoologie avaient pour but de marquer les esprits. Ce fut sans doute le cas avec ces deux échantillons qui sont aujourd’hui mobilisés d’un point de vue pédagogique et permettent de mettre en évidence l’érosion de la biodiversité.
Auteurs et autrices
-
VILA Bruno
Écologue, LPED
Pour citer
(2024). “Crâne d’éléphant d’Asie”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/crane-d-elephant-d-asie?parcours=142), page consultée le 30 novembre 2024, RIS, BibTeX.