L’exploitation minière de l’Algérie : les mines de Kef-Oum-Théboul

Ou comment les entrepreneurs marseillais extraient les minerais des colonies pour approvisionner leurs usines

Dès les années 1840, des ingénieurs prospectent et inventorient les richesses minérales de l’Algérie. Au même moment, émerge à Marseille une puissante industrie du plomb qui se met en quête de matières premières. Les Marseillais obtiennent la concession d’un gisement de plomb argentifère en 1849, à Kef-Oum-Théboul, non loin de la frontière tunisienne. Malgré de nombreuses difficultés liées à la résistance contre l’occupation française, à la situation sanitaire du site ou aux convoitises d’un réseau marseillais concurrent établi en Tunisie, l’exploitation prospère. La main-d’œuvre est constituée de mineurs européens ou locaux, pour les tâches les plus difficiles, avec de fortes disparités salariales. Des enfants et des femmes sont également employés. L’histoire de cette mine est emblématique de la politique d’exploitation des richesses du sous-sol et du mode de gestion de la main-d’œuvre en contexte colonial.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Chastagnaret Gérard (2023). Un vertige méditerranéen. Hilarion Roux, marquis d’Escombreras (1819-1898), Casa de Velasquez, Madrid, RIS, BibTeX.

Raveux Olivier (2021). “Une singulière histoire de l’industrie du plomb à Marseille : l’usine de la Madrague de Montredon (1873-1884)”, Annales du Midi, p. 105-128, doi: https://doi.org/10.3406/anami.2021.9080, RIS, BibTeX.

Raveux Olivier (1998). Marseille, ville des métaux et de la vapeur au XIXe siècle, CNRS Edition, Paris, doi: 10.4000/books.editionscnrs.3794, RIS, BibTeX.

Pour citer

DAUMALIN Xavier, RAVEUX Olivier (2025). “L’exploitation minière de l’Algérie : les mines de Kef-Oum-Théboul”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/l-exploitation-miniere-de-l-algerie-les-mines-de-kef-ou), page consultée le 7 février 2025, RIS, BibTeX.