Militer pour une autre place du colonial dans l’espace public

Ou comment la violence coloniale reste présente dans l’espace public urbain

Le passé colonial est omniprésent dans l’espace public de la ville. L’exemple le plus célèbre est celui des statues de l’escalier de la gare Saint Charles commandé à l’occasion de l’exposition coloniale de 1922 et inauguré en 1927. Les femmes d’Afrique et d’Asie y sont représentées dominées, dévêtues et alanguies, ce qui heurte les sensibilités contemporaines. D’autres monuments célèbrent des faits d’armes pendant la conquête coloniale comme la répression violente d’une révolte kabyle à Constantine en 1870 sur le monument aux mobiles. Certains noms de rue rendent hommage à des événements ou des personnalités associés à la violence coloniale. Les associations militantes dénoncent cette violence faite à la mémoire des populations opprimées dans l’espace public. Elles attendent une parole forte des pouvoirs publics pour dire la violence subie par les populations colonisées dont les descendants sont aujourd’hui marseillais et vivent au quotidien avec cet héritage monumental.

Auteurs et autrices

Pour citer

ALBASSIER Lisa, BENBAKKAR Mariam (2025). “Militer pour une autre place du colonial dans l’espace public”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/militer-pour-une-autre-place-du-colonial-dans-l-espace-), page consultée le 12 février 2025, RIS, BibTeX.