La halle Lustucru, vestige de l’exposition coloniale de 1906

Ou le destin d’une charpente métallique démontable

Le pavillon des produits d’exportation de l’Exposition coloniale de 1906 est fabriqué aux ateliers de Levallois Perret par le successeur de Gustave Eiffel, Édouard Allard. Cette immense charpente en acier devait être démontée comme le voulait l’usage, pour être remontée ailleurs. Finalement, la municipalité décide de conserver le bâtiment au sein du parc Chanot, transformé en parc des expositions permanent. L’édifice a eu des destins multiples, la structure métallique a été habillée, revisitée selon les besoins... En 1950, l’édifice est remplacé par un bâtiment en béton et la charpente métallique originelle est démontée et rachetée par un Arlésien pour en faire un site de stockage du riz de Camargue (sous la marque Lustucru). En 2003, la halle est fermée et la production est délocalisée. Après un projet avorté, la « cathédrale » d’acier est finalement démontée et stockée… en attendant un ferraillage ou un remontage futur.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Porrino Matteo (dir. édit.) (2021). Les matériaux métalliques - Histoire d’une technique et sauvegarde du patrimoine du 19e siècle, collection « Archigraphy Poche », In Folio, 393 p., RIS, BibTeX.

Marantz-Jaen Eléonore, Bertrand Frédérique (2010). Inventaire de la production architecturale et urbaine 1900-1980 sur les communes d’Arles et Tarascon, numéro 2/23, DRAC PACA SDAP13, Arles, RIS, BibTeX.

Pour citer

MEMET Jean-Bernard (2025). “La halle Lustucru, vestige de l’exposition coloniale de 1906”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/la-halle-lustucru-vestige-de-l-exposition-coloniale-de-), page consultée le 17 février 2025, RIS, BibTeX.