Mouvements sociaux de l’immigration, l’héritage des luttes postcoloniales

Ou comment les travailleurs immigrés deviennent des acteurs du mouvement social

Dans les années 1950, avec l’arrivée croissante des travailleurs venus de l’espace colonial, les autorités créent des associations pour organiser l’accueil, le travail et le logement. Les conditions de vie des populations immigrées restent très précaires. Dans les années 1970, cette gestion, paternalisante, laisse la place à de nouvelles associations qui impliquent les personnes immigrées dans la gouvernance. Un militantisme issu de l’immigration se développe partout en France et particulièrement à Marseille où l’on réagit activement aux ratonnades de 1973 et au racisme. Ce militantisme tente de s’émanciper des tutelles politiques et syndicales historiques… Les travailleurs immigrés veulent défendre leurs droits de manière autonome. Une mosaïque d’associations et de médias indépendants émerge dans les années 1980 dans cette continuité.

Auteurs et autrices

Bibliographie

Brahim Rachida (2018). “L’antiracisme politique à Marseille, 1968-1983”, in Fillieule Olivier (dir.) (édité par), Marseille années 68, Presses de sciences Po, Paris, p. 315-376, RIS, BibTeX.

Aissaoui Rabah (2006). “Le discours du Mouvement des travailleurs arabes (MTA) dans les années 1970 en France. Mobilisation et mémoire du combat anticolonial”, Hommes et migrations, p. 105-119, doi: https://doi.org/10.3406/homig.2006.4514, RIS, BibTeX.

Pour citer

CHABANI Samia, GASTAUT Yvan (2025). “Mouvements sociaux de l’immigration, l’héritage des luttes postcoloniales”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/mouvements-sociaux-de-l-immigration-l-heritage-des-lutt), page consultée le 12 février 2025, RIS, BibTeX.