À venir - Recours et conditions de vie de la main-d’œuvre coloniale à Marseille
Le système industrialo-portuaire marseillais a connu une très forte expansion au cours des XIX et XXe siècles. L’élargissement et la densification de ses échanges avec le reste du monde s’est traduite par l’aménagement de nouveaux bassins entre le port antique et la rade de l’Estaque, puis par la construction de deux nouveaux sites portuaires à Lavéra et Fos.
Cette croissance s’est aussi manifestée par l’implantation de nombreuses usines dans l’ensemble de l’espace urbain et dans les campagnes environnantes de l’arrière zone portuaire. La proximité de ces établissements a parfois donné naissance à de véritables quartiers industriels au nord et à l’est de la ville, le long de la vallée de l’Huveaune.
Au cours de cet essor, ponctué par les guerres mondiales et quelques crises retentissantes communes à l’ensemble du monde occidental (1848, 1883, 1914, 1929, 1939, 1973), le manque de main-d’œuvre s’est rapidement fait ressentir. Le système industrialo-portuaire marseillais a ainsi progressivement attiré et employé des populations venues d’autres départements et régions frontalières, des colonies, de l’ensemble du bassin méditerranéen et de l’Europe.
Cette balade urbaine vise à revenir sur la part coloniale de cette main-d’œuvre, y compris après les Indépendances, sur les fondements et les modalités de son recrutement, les tensions qui en ont résulté, les conditions de travail et d’existence des travailleurs coloniaux, leurs engagements dans les luttes sociales et anticoloniales.
Pour citer
(2025). “À venir - Recours et conditions de vie de la main-d’œuvre coloniale à Marseille”, Mars Imperium (https://marsimperium.org/a-venir-recours-et-conditions-de-vie-de-la-main-d-oeuvr), page consultée le 8 mars 2025, RIS, BibTeX.
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