BÉNÉZECH Fabien

Professeur en classes préparatoires aux grandes écoles littéraires

Agrégé d’histoire-géographie, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Rennes, titulaire d’un DEA de Sciences politiques (IEP de Rennes) et d’un Master 2 « Relations internationales et interculturelles », Fabien Bénézech débute une carrière de professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire en 2000, pendant laquelle il assure successivement des fonctions de chargé de mission « Patrimoine et action culturelle », de tuteur, puis de formateur des professeurs stagiaires. Il participe aussi en tant qu’auteur et coordinateur à la rédaction de manuels scolaires destinés aux lycéens et aux étudiants. Depuis 2020, il enseigne l’histoire en classes préparatoires aux grandes écoles littéraires. En parallèle, il entame un travail de recherche en Master 2 sur « Le Parti communiste français (PCF) varois et l’entrée dans la guerre d’indépendance algérienne (1954-1955) » (dir. Gilles Richard). Il poursuit ensuite ses travaux dans le cadre d’un doctorat placé aujourd’hui sous la direction de Sylvie Thénault (CNRS) et de Jean Vigreux (Université de Bourgogne) dont le titre est le suivant : « Les communistes marseillais et les Algériens de 1945 à 1962 : ‘‘camarades’’, ‘‘frères’’, ou rivaux ? ». Inspirée à la fois par les avancées historiographiques des travaux d’Alain Ruscio (lesquels invitent à dépasser les querelles mémorielles générées par les positions des communistes français vis-à-vis de l’Algérie) et les incitations à explorer l’impact métropolitain de la guerre d’indépendance algérienne (Raphaëlle Branche, Sylvie Thénault, 2008), cette thèse étudie l’histoire des relations entre communistes et Algériens à Marseille, de 1945 à 1962. À la fois interface entre empire et métropole, siège d’une des plus puissantes fédérations communistes de France, « point de passage » et « ‘‘tête de pont’’ » du lumpenprolétariat algérien alors en voie de sédentarisation (Benjamin Stora, 1992) et ville ayant accueilli un des foyers des partis nationalistes en France, la cité phocéenne constitue un observatoire privilégié d’analyse des liens entre PCF et question algérienne. La prise en compte des trajectoires militantes collectives et individuelles permet de restituer, dans toute leur complexité et leurs singularités, les modalités d’engagement et les discours tenus sur la question algérienne par la « galaxie communiste » marseillaise réunissant dirigeants, militants, organisations satellites et de masse (Roger Martelli, Jean Vigreux, Serge Wolikow, 2020). Le choix d’une approche locale permet aussi de mieux saisir pourquoi les communistes marseillais, tout en jouant souvent un rôle d’avant-garde dans la défense des revendications des Algériens – y compris celle de l’indépendance –, purent aussi considérer tour à tour ces derniers comme des « frères », des « camarades » ou des rivaux politiques.